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Erdé plume libre. Presque naïf.

Erdé plume libre. Presque naïf.

Ce lieu est mon espace de liberté, de poésie, de rêve, d'utopie. C'est rouge et vert, les couleurs de la vie et celle des arbres Espérance. C'est bleu et blanc, pour l'Envol et l'Enfance. C'est le jaune de certaines calligraphies, pour la lumière du soleil. L'infini légèreté de l'esprit de l'être toujours en devenir. Le rêve perpétuellement retrouvé. Le regard grand ouvert et lucide sur ce que je suis et ce que je fais. Le regard grand ouvert et lucide sur le monde qui m'entoure. Venez à ma rencontre, comme je viens à la vôtre...mains tendues, paumes ouvertes vers le ciel... Vive la Vie et Vive Vous et Vous mes amis(es).

Publié le par Erdé plume libre. Presque Naïf
PONTS DE PIERRES  ET PONTE VECCHIO DE FLORENCE...
PONTS DE PIERRES  ET PONTE VECCHIO DE FLORENCE...PONTS DE PIERRES  ET PONTE VECCHIO DE FLORENCE...

PONTS DE PIERRES ET PONTE VECCHIO DE FLORENCE...

Fatima, et Toi Faouzi, Fatima, et Toi Faouzi !!!

Où êtes-vous ?

 

J’arrive, j’arrive, j’arrive !!!

 

Nedjma, Alissa, Néjia, Zaâra, Katia, Amélie, Hinda, Hinda, Hédhba, Ruba, Ommi Sissi, Ommi Sissi Sissiya, Chéhla, Kehna, Fatma, Rahma, Jara !!!

Où êtes-vous ?

 

J’arrive, j’arrive, j’arrive !!!

 

Je vous explique.

Je vais essayer édifier un « pont-mots » ou un « mots-pont », appelez-le comme vous voulez ; sachant que pour moi ce n’est pas tout à fait la même construction., par exemple c’est selon moi un « pont-mots » ; il part vers vous mais sans formuler d’idées bien précises.

Cet édifice doit impérativement nous permettre de nous rencontrer. Soit à mi-chemin entre nos deux terres, soit en effectuant des traversées.

, alors ce sera toujours selon moi un « un mots-pont ».

J’ai hâte, même si je ne donne pas cette impression.

Il ne faut jamais confondre hâte et précipitation.

 

Il y a quelques nuits ou peut-être quelques jours, j’ai fait un long, long rêve qui semblait ne jamais vouloir prendre fin. Sans doute était-ce moi qui ne voulait pas en sortir.

Il y a maintenant quelques années, nous avions Elle et moi jeté un magnifique pont de « mots-pierres » par-dessus les flots si souvent tempétueux, bleus et tempétueux de notre grand berceau.

Depuis Elle a écrit, beaucoup, et moi bien peu. J’ai surtout vieilli, beaucoup.

J’ai voulu en savoir beaucoup plus sur les Femmes de son pays. Plutôt devrais-je dire ces deux pays.

Quelle chance ils ont tous ces êtres de sang et de chair qui ont pour eux deux pays en eux.

Je les envie de cette richesse-.

Tu as de la chance Fatima, d’être de deux pays.

Mais je ne tomberai pas dans le piège stérile des lamentations.

 

J’arrive, j’arrive, j’arrive !!!

 

Je suis de deux régions, ce n’est déjà pas si mal.

 

Même si la première l’Occitanie (oh !! moùn païs) m’a un peu oublié, moi jamais je n’oublierai, ni ses tribulations lointaines douloureuses et épiques, ses chants et ses héros, ni sa magnifique chevelure rouge importé de l’Espagne sauvage, ni ses « verdoyances » (ah !! le vert des sombres forêts de la Montagne Noire le vert de mon Espérance chevillée aux tripes), ni la flamboyance de ce soleil qui peut chauffer à mort sur le sable des plages qui la borde au sud et à l’ouest Méditerranée et Atlantique enserrant ma « terra madre » dans un créneau d’eau nourricière.

 

Pour ce qui est de la seconde, c’est beaucoup plus subtil, beaucoup plus délicat.  

Cela fait maintenant quatorze ans que je suis arrivé ici, dans mon île refuge.

C’est l’Amour qui m’a amené sur les rives somptueuses de ce bateau renversé au milieu des flots, si souvent tempétueux, bleus et tempétueux de ce même grand berceau. La Corse avait accueilli mon fils miracle avant moi.

J’ai aimé de suite dès ma première visite le contraste de cette montagne dressée au milieu de l’eau.

J’ai été séduit (un véritable coup de foudre) par ce que j’appelle la constance des eaux.

Celle-ci me rappelle la matrice nourricière et protectrice de nos mères.

 

Voilà les décors sont plantés. Le pont de « mots-pierres », le berceau bleu, ses deux pays natals (la Tunisie, et l’Algérie), et mes deux régions : l’Occitanie (la natale) et la Corse (mon île adoptive ou en cours d’adoption). 

Je crois que je ne saurais jamais, si j’ai été vraiment adopté ou pas par cette île.

 

 

 

Maintenant venons-en à l’essentiel de mon voyage en rêve.

 

Les Fondations.

 

C’est ce qui est le plus important. Non ??!!

 

Je les conçois profondes, comme les sentiments humains, solides comme les relations que nous avons tissées avant hier, hier et aujourd’hui.

Elles sont faites de « mots-pierres » lourdes et inaltérables.

Par exemple comme : Liberté, Égalité, Fraternité.

Je peux compléter ces Fondations en trois éléments par : Solidarité, Respect, Bienveillance. Il y a aussi Reconnaissance.

Les « mots-pierres » c’est comme les sentiments humains.

Certains sont plus fragile, plus délicats que les autres. Pourtant aucun n’est inutile. A l’image des maillons d’une même chaîne reliés entre eux depuis la nuit des temps.

 

Tous les mots de mon œuvre mots-pont devront être choisis avec grand soin.

 

Je dois les faire figurer impérativement dans les cahiers des charges.

Qui n’approuverait pas ces termes, ne pourrait pas être associé à la réalisation de mon pont.

 

Les Piles.

 

Il faut que je leur donne de la hauteur, mais pas trop non plus.

On ne touche pas le soleil, sauf à s’y brûler les ailes tel Icare et ses ailes de cire. L’impudent imprudent, cet Icare.

Je voudrais affirmer ma préférence pour l’architecture Romane. Cette humilité qui poussait les humains bâtisseurs à cette époque à rester modestes en face des Dieux. Modestes et rigoureux tels étaient les compagnons bâtisseurs de ce temps-là.

 

Je dois rester réaliste, même si c’est une tâche difficile pour moi.

 

Au fur et à mesure de l’élévation des piles de notre « pont-mots », je dois intégrer les « pierres-mots » : Espérance, Avenir, Envol.

Ou encore, en Équilibre : Ambition et Raison. En Équilibre aussi : Réalisme et Utopie.

Les premières piles seront très larges d’esprit. Pour bien préparer les futurs usagers de ce passage vers Celles et Ceux qui n’ont pas reçu la même éducation. Ni suivis le même enseignement, et qui ne pratiquent pas la même religion.

 

PONTS  OU  ILLUSION  D'OPTIQUE  ???

PONTS OU ILLUSION D'OPTIQUE ???

Ils ont la même soif de découverte, ils aspirent Toutes et Tous à une seule chose : l’Élévation de soi-même dans le respect mutuel.   

 

Tous les candidats à ces passages devront bien concevoir que tout doit être réciproque.

Dans un mouvement constant.

 

Le Tablier.

 

Il ne va pas ressembler, jamais de ma vie, à un de ces autoroutes des États-Unis (unis pas tant que cela) à la Chine en passant par les Émirats du Moyen-Orient que l’on peut voir maintenant.

En bref du Nord au Sud et d’Ouest en Est.

Ces ponts là défigurent, plus qu’ils n’embellissent les paysages.

Jamais personne ne s’arrête dessus. Le béton coule à flots dans les eaux des mers, des rivières, et les humains doivent se courber pour pouvoir passer dessous.

Quand ils roulent dessus ils roulent à toute vitesse, ils foncent pour aller d’un point A à un point B. Et c’est tout.

Vite, vite, vite, accélère, encore, accélère, vite, vite. Ne perds pas de temps.

 

Eh !! Bien non mon tablier de pont sera large juste ce qu’il faut ; avec des espaces pour y mettre des abris et des bancs.

A l’image du Ponte Veccchio couvert au-dessus de l’Arno à Florence.

Sur le tablier de mon pont-mots, je sèmerais des fleurs multicolores, il y aura des arbres, fruitier et fournissant de l’ombre.

Pour ce tablier de mon pont-mots, j’ai besoin des mots :

Lenteur, Décroissance, Patience, Tolérance, Insouciance, Rires partagés à profusion, Rires semés largement, Lumière, Ombre, Calme, Modestie, Actes, Gratuité, PartageEtc.

A chaque entrée de mon « pont-mots », il n’y aura pas de barrières.

Je ne veux pas de péage ou de ces octrois, que l’on pouvait trouver sur les chemins moyenâgeux.

Du nord au sud et du sud ce sera la Liberté de va et vient. 

Mon premier « mot-pierres » il faut que cela soit UNIVERSALISME.

Les poètes ou les poétesses n’ont pas de patrie, ils ne sont propriétaires de rien.

Ainsi nous verrons disparaître ce cimetière marin entre nos deux rives.

 

J’arrive, j’arrive, j’arrive !!!

Fatima…

J’arrive, j’arrive, j’arrive !!!

 

Toutes ces FEMMES je les trouve vivantes, qu’elles soient faibles ou fortes, je les trouve vivantes.

 

Elles sont toutes à la fois, les FEMMES de ton recueil.

 

Tristes et joyeuses, rieuses, heureuses et malheureuses.

 

Soumises, ambitieuses, résignées, mais aussi guerrières.

 

Talentueuses, serviables, mais pas serviles, amoureuses sans être lascives.

 

 

J’aurai voulu être Amélie, qui aimait tant les livres, tous les livres, elle les aimait tant qu’elle les buvait.

 

J’ai une pensée toute particulière pour Zaâra sur qui le sort s’acharne.

Il y a aussi Alissa, la « p’tite fille oubliée du Soleil » ;

« Nedjma qui voulait toucher les étoiles Nedjma, belle comme un soleil ».

Puis encore « Katia avec ses dix-sept ans qu’on a descendu de la Vie en marche, pour avoir refusé le foulard ».

 

J’arrive, j’arrive, j’arrive !!!

 

Ici, nous ne les voyons plus, ou presque plus. Ou alors brièvement aux actualités (spot éphémère du non-publicité).

 

Voilà, depuis un peu plus d’une heure, je les ai toutes rencontrées ces FEMMES. Tu les as faites par des portraits fidèles, à ce qu’elles sont.

Par tes mots, j’ai appris à les connaître.

Ce n’est que le début de notre voyage, les uns vers les autres.

Enfin, je l’espère. 

 

Oui, tes Fathma, tes Katia, tes Nedjma, tes Zaâra, elles rêvent, Espèrent, chantent devant leurs miroirs,pleurent en se cachant, rient à gorge déployées.

Parce qu’elles portent toutes la Vie, dans la souffrance, ou l’extase, puis l’offrent dans un cri, une « puissante stridulance » ou bien dans un soupir de soulagement aussitôt suivi de mille caresses

 

Elles sont UNIVERSELLES.

 

Tu l’as pensé, puis tu l’as écrit, ce fût pour TOI aussi comme un enfantement.

 

Je les ai vu vivre, je les ai vu mourir, je les ai vu chanter, je les ai entendu rire, et j’ai vu leurs larmes couler sur la peau jeune ou parcheminée de leurs joues.

 

Je les ai aimées au premier regard, avant même de les connaître.
Je les aime, je les aimerai toujours.

 

Vive la Vie et Vive TOI et TOI

 

Merci FATIMA

 

J’arrive, j’arrive, j’arrive !!!

 

© Rémy Ducassé dit Erdé, Bastia le Vendredi 23 Avril 2021.

 

 

 

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Publié le par Erdé plume libre. Presque Naïf
LA MARCHE EN AVANT ET PORTRAIT D'HANNA ARENDT.LA MARCHE EN AVANT ET PORTRAIT D'HANNA ARENDT.

LA MARCHE EN AVANT ET PORTRAIT D'HANNA ARENDT.

PORTRAIT DE LOUIS ARAGON.

PORTRAIT DE LOUIS ARAGON.

DU PARADOXE DE LA LENTEUR ET DE LA RAPIDITE.

 

Rémy Ducassé – Avril 2015 - Avril 2021.

 

Il y a longtemps que ce sujet m’interpelle.

Je ne vous cache pas que j’aurai de loin préféré le traiter après un certain temps passé en votre compagnie. En y usant de la plus grande attention, mais dans la plus grande LENTEUR possible. Une sorte de retour à l’enfance. Vous avez choisi la rapidité.

Soit…

Cinq chapitres à ce travail. Vous pardonnerez les nombreuses citations.

 

I - Quelques généralités de définitions et de citations de et sur la lenteur, et de et sur la rapidité :

 

Définition du dictionnaire Larousse :

Lenteur.

  • Caractère de ce qui est lent, manque de rapidité, de vivacité dans les mouvements : la lenteur des travaux.
  • Manque de vivacité : Comprendre avec lenteur. Lenteur d’esprit.

Les synonymes : apathie, atermoiement, délai, indolence, longueur, mollesse, nonchalance, paresse, pesanteur, prudence, tergiversation.

Rapidité.

  • Qui agit vite, qui comprend facilement. Rapide dans son travail. Intelligence rapide.          
  • Acier rapide : acier spécial utilisé pour l’usinage des métaux.

Les synonymes : agilité, célérité, diligence, empressement, hâte, impatience, impétuosité, précipitation, précocité, prestesse, promptitude, vélocité, vivacité.

 

A propos de la lenteur :

 

« L’un des traits caractéristiques du développement de l’Homme, c’est la lenteur » - Jean Rostand.

 

Milan Kundera dans son roman « La lenteur » paru en 1995 dit : « l’homme moderne par une fascination pour la vitesse, délaisse les vertus de la lenteur…/

Selon l’auteur la lenteur est un moyen de sauvegarder la mémoire et donc l’homme oublie, fasciné qu’il est par la vitesse. Plus loin il dira que : « le degré de vitesse est directement proportionnel à l’intensité de l’oubli…/ »

 

A propos de la rapidité – et du temps :

 

« Le temps ne va pas vite quand on l’observe. Il se sent tenu à l’œil. Mais il profite de nos distractions. Peut-être y a-t-il même deux temps, celui qu’on observe et celui qui nous transforme ». Albert Camus – Carnets II (Janvier 1942 – Mars 1951).

 

« Le temps met tout en lumière ». Thalès de Milet – Sentences – VI siècle avant J.C.

 

II - Penser la lenteur :

 

Je voudrais en ce début d’éclat du jour simplement poser une double question :

L’instauration de ce dialogue entre la philosophie et La lenteur est-elle un objet pour la philosophie, et si oui qu’est-ce que la philosophie nous en dit, qu’est-ce qu’elle nous en apprend ?

 

  1. Cette question doit aussitôt s’inverser dans une deuxième formule qui est symétrique à la précédente. Que peut nous apprendre la considération de la lenteur, l’analyse de ses causes, de sa nature, de ses conséquences, sur la philosophie elle-même ?
  2. La lenteur tombant chacune sous le regard de l’autre, sera le bon moyen d’interroger le paradoxe implicite qui existe en la vie de chacun de nous.

 

Ce paradoxe peut s’exprimer ainsi.

 

  1. Nous rejetons la lenteur et nous préférons la vitesse – celle de l’esprit qui pense, décide, celle des corps qui se meuvent – celle de la tâche à accomplir - surtout si elle n’est pas valorisante - ou plus prosaïquement celle des transports à supporter - par exemple : quand il faut aller de L’Ile Rousse à Bastia ou vice versa, et ne parlons même pas de Bastia à Ajaccio. Nous aimons plus ou moins la vivacité la virtuosité - en notant que celle-ci peut avoir une expression dans la lenteur elle-même – notamment dans les expressions artistiques de la danse, de l’interprétation musicale ou dans l’interprétation orale de textes. Par exemple la vitesse ou la lenteur peuvent s’exprimer suivant le débit du phrasé, permettant ainsi de figurer le tournoiement d’une valse « La valse à mille temps » de Jacques Brel ou la lenteur d’un pas dans mon Poème : « Je marche ».

Nous en avons tous besoin pour commencer quelque chose, ou prendre quelque décision que ce soit. J’en ai fait usage pour fixer mon choix sur le sujet, du travail que j’ai choisi de vous présenter.

Efforçons même tous les jours (c’est donc un paradoxe dans le paradoxe), par la répétition, l’habitude aidant et l’exercice entraînant la dextérité de les acquérir patiemment, c’est à dire lentement, en retournant l’épaisseur de la durée contre elle-même, et ainsi de nous en émanciper.

 

Là, je ne résiste pas à citer ce vers de Louis Aragon, qui illustre doublement ma réflexion. A la fois par rapport au sujet de ma planche, qu’à l’illustration de ce qui fait ou devrait théoriquement faire l’objet de notre travail de réflexion depuis le premier jour de notre entrée dans notre recherche – et cela quel que soit le degré dans lequel nous l’effectuons.

« Le chanteur a fait ce qu'il a pu…/Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre ».

Le temps que nous passerions à battre et rebattre notre faux comme plâtre, n’est pas du temps perdu.  

 

Revenons cependant au sujet de ce jour – La lenteur et son apparente opposée la rapidité.

 

  1. Si nous rejetons la lenteur, la vitesse fulgurante nous affole et la rapidité nous déconcerte. La mise au premier plan du passage au détriment de la considération des choses ou des êtres qui passent, la saisie du tout au détriment des parties ni décomptées, ni énumérées, tout cela met en péril l’intelligibilité du monde et de nous-même.

Nous cherchons tous une sagesse de la lenteur. Sachant plus ou moins obscurément que c’est la lenteur de la recherche de sagesse qui nous délivrera de la précipitation, de ce désir d’immédiateté. De notre refus de toute épaisseur et de toute longueur de la durée. Tous ceux qui sont passés dans le couloir d’une salle d’attente médicale ont éprouvé ce paradoxe-là. L’envie impérieuse de connaître le diagnostic - présupposé de la guérison rassurante, et en même temps la crainte que celui-ci soit insupportable à accepter - l’angoisse inévitable de la mort. La précipitation est la caractéristique de l’homme moderne, que l’on note pourtant à toutes les époques. Parce que les hommes ne sont tels que parce qu’ils prennent conscience de la temporalité constituant leur condition.

 

III - La lenteur, la rapidité et la philosophie :

 

Ce paradoxe lenteur/vitesse, on le rencontre par exemple chez Platon. Le philosophe l’appelle lui-même « le long détour ». Sans ce long détour la pensée se perdrait dans l’immédiateté des sensations ou s’aveuglerait dans la fulgurance des apparences. Pour penser dit Platon, il faut cheminer - dans l’histoire de la philosophie la métaphore du chemin est récurrente.

J’aime beaucoup, et j’en use beaucoup cette vision symbolique du chemin.

Je l’ai utilisé bien modestement dans la forme de ce poème cité plus haut :

 

« Je marche…

Mes routes sont escarpées, sinueuses

C’est là que l’on fait les plus belles rencontres.

Les gens intéressants fréquentent les petits sentiers ».

 

Qui dit routes escarpées et sinueuses, peut laisser supposer la lenteur lors de l’ascension et un peu plus de rapidité à la descente. Surtout pour la descente, avec dix-sept ans de moins.

 

Un de mes meilleurs amis dit souvent « la vie c’est une méthode ». Je partage ce point de vue, j’y ajouterai, efforçons-nous de la parcourir lentement. Tout du moins parcourons-la chacun à notre rythme. Lorsque je faisais de la randonnée, je marchais à mon rythme. Peu m’importais que j’arrive le dernier au point de rendez-vous.

 

Efforçons-nous de déjouer les séductions des opinions, des évidences, des mots - même si c’est difficile, c’est sûrement là que commence la lenteur du travail.

 

Nous construisons patiemment l’espace du dialogue vivant au sein duquel les positions changent et s’échangent sans parvenir à une solution ou à un passage – cette absence de passage, les Grecs l’appelaient une « a-porie », un embarras, un doute.

 

Lorsque le passage est ouvert entre nous, cela ne dure souvent qu’une fraction de seconde et c’est rare.

Le passage ouvert.

 

La rareté et la brièveté de l’Égrégore peut-être tout à la fois source de frustration et de joie intérieure – mais n’est-ce pas bien ainsi ? Afin de mieux en apprécier toute la force, la puissance et nous inciter à nous remettre très vite à l’ouvrage.

Il y a là me semble–t’il une dualité que nous allons retrouver un peu plus loin dans mon propos. La brièveté de cette sensation de communion des esprits et l’immense lenteur des travaux que nous devons accomplir pour parvenir à la première. De plus bien souvent, elle n’est perceptible qu’à la fin des travaux après la remémoration de ceux-ci dans la solitude - ou pas - par exemple : lors d’un trajet de retour. Cette sensation de pensée commune peut n’être aussi perceptible, qu’à l’extérieur de l’échange. Il est très difficile de dire pour chacun des acteurs d’un échange, si la pensée a été totalement commune. Sauf à ne laisser s’exprimer qu’un porte-parole.

 

Revenons à la philosophie, si tant est que nous l’ayons quitté.

 

Les interlocuteurs de Socrate sont toujours pressés de répondre sans trop de réflexion, sans penser leur pensée : leur hâte est toujours égale à leur suffisance et à leur dogmatisme. Socrate est le contraire de l’homme pressé. Il est accusé d’endormir ou de paralyser ses interlocuteurs et d’avoir lui-même l’esprit lent et engourdi. Au lieu de protester Socrate revendique cet engourdissement car il est, selon lui, le seul remède (le remède de la critique) contre l’illusion de savoir, et le seul moteur du désir de notre recherche.

Il est très étonnant qu’au début du « Charmide » – un des premiers dialogues du philosophe, Socrate conteste la définition de la sagesse morale (la sagesse pratique) comme « tout faire avecordre et bien posément » alors qu’il est justement celui qui pense selon l’ordre et selon la lenteur qui sied à tout ordre.

 

Quelques extraits du dialogue du « Charmide ».

 

<<La sagesse n’est-elle pas assurément du nombre des belles choses ?

Mais qu’est-ce qui est le plus beau à l’école ? Est-ce, le même texte, de l’écrire vite, ou bien tout posément ?

  • C’est de l’écrire vite !
  • Et pour le lire ? Vite ou lentement ?
  • Vite !
  • Naturellement aussi, la célérité quand on joue de la cithare ou la vivacité quand on lutte est beaucoup plus belle que lorsqu'on fait cela posément et avec lenteur ?
  • Oui !
  • Pour courir, sauter, pour tout ce qui est exercice physique, ne sont-ce pas les mouvements vifs et rapides qui sont ceux de la belle façon ? De la vilaine, ceux qui ne se produisent qu’avec peine et bien posément ?
  • C’est évident.
  • Donc puisque la sagesse est une belle chose, alors, du point de vue du corps au moins, ce qui serait le plus sage,…/ ce serait la rapidité. Mais quoi, qu’est-ce qui est le plus beau ? D’avoir de la facilité ou de la difficulté à apprendre ? N’est-il pas plus beau d’instruire autrui rapidement qu’avec lenteur ?
  • Oui.
  • Comprendre vite, n’est-ce pas le fait d’une âme vive, plutôt que d’une âme qui pense tout posément ?
  • C’est la vérité.
  • Dans tous les cas, qu’il s’agisse de l’âme, qu’il s’agisse du corps, ce qui apparaît le plus beau, n’est-ce pas ce qui atteste la promptitude, la vivacité, mais non pas la lenteur ?
  • C’est bien possible !
  • A vivre d’une façon posée on ne serait pas plus sage qu’à ne pas vivre d’une façon posée, puisque c’est au compte des belles choses que nous avons porté la sagesse, et que, d’un autre côté, les actes prompts nous ont révélé une beauté qui n’est pas inférieure à celle des actes accomplis bien posément.
  • A mon avis, il est juste, dit-il, le langage tenu par toi, Socrate.

 

A travers l’articulation des deux points de vue dans cet échange du « Charmide » on admirera la rigueur de cette démonstration. Surtout à travers sa patience et sa lenteur au sein desquelles l’éloge de la rapidité trouve son parfait contrepoint. La rapidité est préférable à condition et la fin de ce dialogue le dit explicitement qu’elle s’accompagne de tempérance, contrôlée ou contrainte.

A condition qu’elle contienne en elle-même un frein, une limite, c’est à dire une mesure :

 

« Hâte-toi lentement » nous a dit Platon.

 

Jean Rostand - CHARLES BAUDELAIRE - LE TEMPS QUI PASSE.Jean Rostand - CHARLES BAUDELAIRE - LE TEMPS QUI PASSE.Jean Rostand - CHARLES BAUDELAIRE - LE TEMPS QUI PASSE.

Jean Rostand - CHARLES BAUDELAIRE - LE TEMPS QUI PASSE.

IV – Le temps un des premiers rapports fondamentaux qui fondent la double exigence paradoxale de lenteur et de rapidité :

 

Un des premiers rapports vient du fait que nous pensons et agissons dans le temps, mais que nous ne pouvons le faire qu'en prenant en considération ce qui échappe au temps.

L’idée du temps ne peut se poser que dans la double exigence de lenteur et de rapidité.

Il n'y a de temps que pour quelqu'un qui envisage et qui pense l'éternel, et cela du point de vue de sa mortalité ou de sa temporalité.

La pensée de Platon le montre encore dans la mesure où la philosophie cherche à penser les idées éternelles et immuables pour des hommes qui sont englués dans le devenir de ce qui est sensible. La vérité et la véritable réalité se livrent alors de deux manières indissolublement liées :

  

a) d'une manière si rapide qu'elle en est fulgurante, par un mouvement immédiat et intellectuel dans lequel, soudain, se dévoilent dans une totale transparence et pureté les idées comme principes divins existant en soi et par soi, absolus et éternels.  

 

b) mais ce terme de la philosophie n'est paradoxalement accessible que pour une pensée laborieuse et lente qui doit passer par tous les échelons successifs d'un processus temporel amenant progressivement à mourir au sensible.

 

Et ce processus méthodique, est le chemin de la médiation et de la lenteur qui n'engendre pas un dévoilement mais, tout au contraire, une construction conceptuelle patiente, passant par le discours et l'argumentation.
  

 

Deux voies donc opposées.

 

Une voie rapide mais risquée : celle de l'inspiration, de l'enthousiasme et de l'amour de la beauté.

 

Une voie lente et escarpée mais plus sûre : celle de l'analyse des concepts - voie logique et laborieuse.

Or cette double voie qui fait de Socrate un philosophe et un poète inspiré, se trouve aussi au commencement de la philosophie qui selon Platon, est d'une part fille d'Iris, l'arc-en-ciel qui nous amène le message des dieux par l'éclat et le choc de l'étonnement d'où jaillit le savoir.

 

L'étonnement possède la vitesse de la stupeur, et d'autre part fille du doute elle permet :

La mise en œuvre lente et temporelle de la critique, de la méthode et du raisonnement causal.

 

La connaissance est ainsi toujours rapide et lente parce qu'elle est connaissance de l'éternel dans le temps, de l'être dans le devenir.

Si elle est connaissance de l'éternel dans le temps, elle est à la fois révélation, conversion, manifestation et processus, construction ou représentation.

 

Mais ce n'est pas seulement le rapport du temps à ce qui n'est pas lui, qui explique la double nécessité de la lenteur et de la rapidité : c'est aussi un rapport à l'intérieur même du temps.

 

Car le temps est passage et durée ; vitesse et lenteur.

 

Il est passage. Passage des instants du temps, passage du passé au présent et à l'avenir, passage tragique de la vie à la mort.

Tel qu'il est l'expérience de la fugacité, le temps est celui d'une rapidité irréductible. Même quand ce passage nous paraît lent, il est en fait le lieu d'une rapidité cachée.

Le passage de la vie à la mort, est considéré de façon tragique, mais il est nécessaire, pour ne pas dire indispensable – ne serait-ce que dans l’évidente nécessité de faire de la place aux nouveaux venus sur notre planète. Je crois que celle-ci en a bien besoin.

Surtout quand le temps de la vie a assez duré – selon la seule appréciation de celui qui est directement concerné.

Une réflexion personnelle me fait penser que nous restons assez « fanfarons » - malgré les années, et l’expérience, qui nous donne juste l’impression face à la « camarde » que notre peur a disparue.

 

Chez Baudelaire, tout se dérobe parce que tout est :

 

« Fluxion, nuance et variations perpétuelles ».

 

Dans cette perspective le temps est pluralité, discontinuité, irrégularité, coupure :

 

« Moi à cette heure et moi tantôt, sommes bien deux ».

 

Notre mémoire où sont « archivées et classées » nos pensées, est l'opération par laquelle nous acquérons le sens de la lenteur de la durée. Notre esprit devient une sorte de palimpseste.

De ce palimpseste, Baudelaire dans Les Paradis artificiels, Un mangeur d'opium, VIII dira :

 

« Des couches innombrables d'idées, d'images, de sentiments sont tombées successivement sur notre cerveau, aussi doucement que la lumière. Il a semblé que chacune ensevelissait la précédente. Mais aucune en réalité n'a péri ».

 

La coprésence de la vitesse et de la lenteur se fonde sur un autre rapport qui n'est pas seulement celui du temps et de l'éternité, mais qui est celui qui s'établit entre différentes temporalités qui se juxtaposent, se croisent et s'affrontent.

Chaque action engendre sa propre temporalité qui fait qu'il existe une sorte d'irréductibilité entre le temps de l'agriculteur, du menuisier, de l'écrivain, du chirurgien, du sauteur à la perche, du marathonien ou de l'alpiniste.

Chacun possède son rythme qui n'est ni prompt ni posé, ou qui est les deux à la fois parce qu'en accord - en convenance - avec sa nature et sa finalité.

Mais qu'un de ces temps s'arroge le droit de se vouloir supérieur au point de normer l'autre, alors commence le conflit de la lenteur et de la vitesse.  

 

À côté du temps rapide, discontinu et épuisant du travail existe ce qu'Hanna Arendt appelle :« Le temps de l'œuvre ».

Ce temps est au contraire celui de la durée parce qu'il engendre des objets qu'on ne consomme pas mais dont on se sert, et qui ont un usage résistant à leur destruction. Parce qu'elles durent, les œuvres constituent notre séjour.

 

Notre société de consommation en effet, change les œuvres en produits du travail destinés à la consommation et à la destruction – ou à l’oubli qui selon moi peut-être plus dramatique encore si le créateur assiste impuissant à cette destruction ou à cet oubli.

Une forme d’expression qui résiste à cet oubli, selon moi n’est-ce pas l’oralité, mais pas de cette oralité qui consiste à déblatérer de tout et n’importe quoi, parler pour parler n’apporte absolument rien à l’humain. Par exemple dans certaines émissions où la parole se dit libérée, mais où elle n’a pour but que de flatter nos instincts les plus primaires (calomnie, impudeur collective, etc…)

Tout cela n’est qu’abaissement de la pensée.

De même notre société libérale change les actions politiques et la communication entre les hommes en œuvres utilisables.

Notre société économique nous voue à la fugacité et l'éphémère.

 

On comprend par-là, la revendication toute moderne de la lenteur.

 

A ce point de ma réflexion - Ce que je pense en cet instant, avant de conclure provisoirement mon travail :

 

Il n’y a pas de grandes ou de petites tâches « périssables » ou de grandes ou petites œuvres « susceptibles de passer à la postérité » - il n’y a que de grands paresseux intellectuellement.

 

La lenteur ne peut être utilisable qu’en matière d’œuvre – au sens défini plus haut par Hanna Arendt - qu’elle soit individuelle ou collective. Si l’on parle d’œuvre artistique, cela me paraît tout à fait évident.

Au regard de ce que notre système économique engendre comme « produits artistiques jetables »en réussissant à convaincre une grande majorité de la population que par exemple tel ou tel chanteur ou peintre vient de créer le chef d’œuvre du siècle.

Paradoxalement, c’est un signal révélateur que de plus en plus de monde entend, face au vide sidéral des textes publiés ou mis en musique :

  • Les Maisons d’éditions - eu égard à la noblesse de leur profession – se « prostituent » en éditant les pseudo souvenirs de tel présentateur télé, ou de tel artiste.
  • Les producteurs de disques inondent les marchés nationaux et internationaux de nouvelles interprétations de grands chanteurs disparus et oubliés. Au détriment de nouveaux écrivains, qui ne parviennent pas à publier.
  • Les tourneurs organisent des tournées de gala « Nostalgie – années 80 à gogo oblige ».
  • Les producteurs de films lancent le film : X Men, puis X Men 1, 2, 3, 4 etc.

 

Parallèlement aujourd’hui, on essaye de nous convaincre que l’argent faisant défaut, c’est indispensable que 148 Festivals ou Écoles de musique ou lieux de cultures et d’expression artistiques disparaissent, cette année.

Nous sommes bien loin de la lenteur, me direz-vous et bien pas tellement.

 

Abandonner ces espaces culturels c’est très rapide, mais redonner toute la place à la culture, à la pratique artistique et au partage culturel, c’est la Lenteur qui va triompher, hélas !!!

 

Qui pourrait faire sans doute l’objet d’une suite à ce travail :

 

La lenteur nous pouvons l’éprouver en prêtant une oreille attentive en écoutant par exemple : -L’œuvre de Smetana « Die Moldau ». L’eau rapide du torrent à la source et la lenteur du fleuve qui s’est élargi dans la plaine.

Nous pouvons également vivre visuellement la lenteur et la rapidité.

- Exemple d’un oiseau rapace qui peut voler ses ailes largement déployées en tournant lentement au-dessus d’une zone terrestre délimitée et brusquement replier partiellement ses ailes et piquer très vite pour s’emparer d’une proie qu’il a repéré.

Il y a ainsi tout autour de nous des exemples de cette dualité naturelle dans les espèces qui peuplent la planète. Je ne vais pas ici développer plus cette piste de travail.

 

L’Humain a très souvent par ses observations soigneusement consignées, cataloguées copié les espèces animales.

L’observation attentive de tout ce qui nous entoure lutte patiemment contre notre ignorance, nos certitudes ou nos préjugés.   

Pour en terminer avec cette évocation du paradoxe « rapidité/lenteur » chez les autres espèces, je dirai simplement sous forme d’interrogation :

 

Et s’il ne s’agissait d’un paradoxe que dans la simple observation ?

Mais qu’en y regardant de plus près dans tous les aspects de cette dualité – animale ou humaine – en un mot : terrestre, la lenteur et sa compagne la rapidité n’était que loi indispensable au cheminement ?

 

V - Ma conclusion temporaire :

 

Ce qui m’occupe personnellement aujourd’hui c’est de faire travailler mon esprit en harmonie avec mon cœur sur l’équilibre fragile de ma raison, en essayant de ne point tomber de sur le fil, car un homme - ou une femme mort (e) ne sert à rien. Quoique ???

N’y voyez là mes très chers lecteurs aucun signe de vanité, c’est le simple constat que l’élévation de mon esprit me semble à peine commencé et que ma pensée brute se dégage tout juste de sa gangue extérieure.

Un jour un peu avant mon âge d’homme, j’ai mis mes pas pressés dans les pas de mon père,aujourd’hui à l’approche du dernier quai, je ralentis chaque jour un peu plus, mon allure. 

Ainsi on retrouve ici, le paradoxe développé : « vitesse et lenteur ».

 

Je conclurai en citant Albert Camus – extrait de la dernière partie de son « Mythe de Sisyphe » :

 

« Les dieux avaient condamné Sisyphe à rouler sans cesse un rocher jusqu’au sommet d’une montagne d’où la pierre retombait par son propre poids. Ils avaient pensé…/qu’il n’est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir…/On voit un pied qui la cale, la reprend à bout de bras…/C’est pendant ce retour - alors qu’il redescend dans la plaine - que Sisyphe m’intéresse. Cette heure qui est comme une respiration, cette heure qui revient aussi sûrement que son malheur, est celle de la conscience. A chacun de ces instants, où il quitte les sommets et s’enfonce peu à peu vers les tanières des dieux, il est supérieur à son destin. Il est plus fort que son rocher ».

 

Mes très chers amis (es), mes chers lecteurs, notre conscience de la vie n’est jamais hermétiquement close définitivement, la perception que nous avons d’elle est ŒUVRE LENTE ET DIFFICILE.

 

J’ai réfléchi, pensé, écrit, relu, réfléchi repensé, réécrit maintenant je partage et tout ce qui précède ne m’appartient plus.

 

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Publié le par Erdé plume libre. Presque Naïf
DU MOT ORIENT...DU MOT ORIENT...DU MOT ORIENT...

  

 DU MOT ORIENT...

 

Orient : tant et tant de belles choses nous ont été apportées par les habitants de l’Orient, il y a longtemps. Déjà en ces temps reculés nous les avons tellement mal traités. Qu’avons-nous donné à ces HUMAINS en retour, rien ou presque. Nous nous sommes appropriés leurs savoirs en les paraphant de nos noms – voleurs et suffisants. Nous vantions nos mérites alors que nous n’avions rien inventé, rien découverts. Du pur plagiat sans vergogne.

 

 

Et aujourd’hui depuis la deuxième moitié du 19ème siècle – nous pillons leurs terres – nous épuisons leurs ressources naturelles, simplement pour satisfaire nos envies de démesure et d’inutilités. Et lorsqu’ils font mine de se rebeller avec les armes que nous leur avons vendues, nous les divisons, nous installons à leurs têtes les pires d’entre eux en leurs faisant croire qu’ils vont triompher des maux de leurs congénères et de leurs terres en acceptant de faire semblant de les servir. 

Alors que c’est nous les Occidentaux qu’ils servent et que la part qu’ils prennent à ce jeu pervers et malsain, c’est le salaire de la trahison qu’ils accomplissent sans aucun état d’âmes. Leur âme ils la vendent au plus offrant. Et sur ce marché dans chaque état ce sont les plus habiles gourmands qui triomphent. 

 

A l’Orient je ne vois que « guerres HUMANICIDES ».

 

J'en connais qui se prétendent éclairés, osant dire qu’il faut soit les refouler chez eux, soit même les exterminer.

 

Je n’invente rien.

 

Ici, nul ne pourra me faire taire. C’est ma page blanche. 

Ici, je suis libre et ma parole l’est aussi. 

Ici, ce n’est pas moi qui trahis l’engagement pris. 

Ici, c’est ma parole et les accents de ma voix contre la leur. Quelle que soit la place haut perchée qu’ils occupent. 

 

A l’Orient « IlS » nous ont appris à compter, et nous ont offert les mathématiques. 

Ils avaient dans leurs rangs voilés de noir les plus habiles poètes, et ce n’était pas rimaille facile de leur part. 

Déjà en ce temps-là, ils magnifiaient le sexe de la Femme en en faisant toutes sortes de comparaisons. 

 

Ici, l’église craintive de peur de perdre toutes ses prérogatives, interdisait à coup de « bulles » papales tous leurs écrits. 

 

Ces bulles uniquement faites de vanité et de certitudes dissimulaient toutes les turpitudes des princes, des rois et des diacres corrompus. 

Ils ont même exterminé celles et ceux qui lucides et courageux furent tentés d’emprunter d’autres chemins de la vertu que ceux-là. 

 

A l’ouest je ne vois que magouille et que raison donnée à l’âpreté du gain. 

 

Nous sommes à l’ouest et c’est ce monde-là que je vois ici, s’écrouler.

 

Ne protestez pas si les enfants d’ORIENT martyrisés viennent dans des barcasses précaires au prix faramineux de leurs maigres économies et au risque de ne jamais poser leurs pieds usés à vingt ans sur les berges de nos terres, quémander, juste quémander un peu, un tout petit peu de la part du gâteau trop sucré dont vos ventres explosent.

 

 

Nos terres quel non-sens.

 

 

Vous faux éclairés (petits hommes et petites femmes minuscules) qui en avez plein la bouche de l’Universalisme, qui en mettez au point de dévoyer ce magnifique mot, à tous les coins de vos textes, au détour de chaque phrase. 

 

Vous n’apportez plus la LUMIERE. 

 

Vous n’êtes qu’ombre de l’ombre !!!

 

 

Même les chiens vous fuient aboyant effrayés. 

 

C’est l’ORIENT que je perçois. C’est l’ORIENT pour qui je souffre. C’est l’ORIENT avec qui je suis prêt à partager le peu de mets délicats qui me restent. 

 

Fuyez belle jeunesse ces beaux esprits prétendument éclairés qui se replient comme Harpagon sur sa casette. 

 

La LUMIERE n’est plus là, la LUMIERE certains d’entre vous l’ont déjà en eux et ce sont ceux-là qui m’intéressent. 

Eux avancent sans certitude et sans cassette, mais ce sont d’eux que va rejaillir la fulgurante LUMIERE. 

 

Ce sont là, mes FRERES et SŒURS en Humanité, et ils sont partout en Occident, en Asie, en Orient et dans les territoires d’Amérique. Aucun continent n’est délaissé par Eux. 

 

Ils sont là, pacifistes ardents, non violents, refusant la fatalité des armes - objets de marchandages.

 

Ils sont là. Ce sont ceux-là, la LUMIERE DE DEMAIN. 

 

Pour EUX la Paix, n'est pas une posture.

 

La Paix c'est un style de vie.

 

© Rémy Ducassé dit Erdé, Bastia, le Mercredi 31 Mars 2021.

 

 

 

 

 

 

DU MOT ORIENT...DU MOT ORIENT...

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Publié le par Erdé plume libre. Presque Naïf
QU'ILS SOIENT D'AFRIQUE, VOYAGEURS SANS BAGAGES, EN BARCASSES, OU DE MON ÎLE ADOPTIVE...QU'ILS SOIENT D'AFRIQUE, VOYAGEURS SANS BAGAGES, EN BARCASSES, OU DE MON ÎLE ADOPTIVE...
QU'ILS SOIENT D'AFRIQUE, VOYAGEURS SANS BAGAGES, EN BARCASSES, OU DE MON ÎLE ADOPTIVE...QU'ILS SOIENT D'AFRIQUE, VOYAGEURS SANS BAGAGES, EN BARCASSES, OU DE MON ÎLE ADOPTIVE...

QU'ILS SOIENT D'AFRIQUE, VOYAGEURS SANS BAGAGES, EN BARCASSES, OU DE MON ÎLE ADOPTIVE...

EUX AUSSI UN JOUR ET D’AUTRES AVANT…
 
Eux aussi un jour
A leur tour, sont partis
Franchissant ondes bleues
Quittant tôt ces rives
Les trouvant rassurantes,
Rassurantes, mais trop lentes
Pas de regrets.
 
Avant eux, ceux qui
Les avaient engendrés ici
Par Amour certain
En un jour lointain
S’étaient éloignés
Un peu inquiets
Aucun regret.
 
Ainsi tour à tour
Sans fin, Espérance
À leurs yeux, au fond des cœurs
À leurs « tripes » chevillées
Ancrés siècles histoires racontées
Ils revinrent se reposer
Nul regret.
 
Rémy Ducassé dit Erdé, le Samedi 27 Mars 2021.

 

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Publié le par Erdé plume libre. Presque Naïf
MARIAGE LE 18 MAI 2013

MARIAGE LE 18 MAI 2013

La douce épouse de l’âne.
 

J’ai décidé, c’est ma Liberté pour vous en parler de l’appeler « Maternilla ». Tout à la fois pour la protéger de mes propos et aussi pour ménager son immense pudeur. De toutes les personnes que j’ai croisé tout au long de mon cheminc’est bien elle qui détient le plus de manière incontestable cette admirable qualité : la pudeur.
 

« Maternilla », ma douce, ma sensible épouse possède une science très fine de ce dosage des sentiments très importants pour un bon cheminement humain, surtout pour celui des « hommes ». Les femmes, enfin, celles que j’ai croisé jusqu’à aujourd’hui possèdent naturellement cette science là.
Pas toutes, il y en a, hélas qui se laissent atteindre par la perversité.

 

Pas « Maternilla ». Jamais je ne pourrai dire, penser et donc jamais je ne pourrai écrire : ma « Maternilla ».
Voilà, c’est le chapitre le plus difficile de mon recueil à écrire. Tout dire avec si peu de mots pour le dire 

 

Le Vraile Purle Sincère, sans « pathos », sans tricherie, mais avec sincéritéavec Force. Ce chapitre n’est pas un désaveu, mais un hommage total, sincèreune absolue reconnaissance.
Elle était belle, dans sa jeunesse. Elle est toujours belle, aujourd’hui dans sa maturité. Elle sera toujours belle, dans son éternité.
Elle est toujours belleCette beauté ne lui vient pas, ni de ses formes, ni des proportions harmonieuses de son corps.
Non sa beauté, lui vient totalement de son âme.
Et c’est pour cela que je l’aime tant. Durant une longue période de sa viemême elle, ne savait pas qu’elle était belle. Moi, je ne l’ai appris qu’à écouter, lentement le récit de sa vie.

 

Enfant je ne l’ai pas connueni vue, ni aiméeLe portrait que je vais vous livrer d’elle, c’est celui qu’elle-même a bien voulu me livrer d’elle-même.
C’est la raison, unique et essentielle pour laquelle, il m’apparaît à moi François Sécretejar qui croît bien la connaître et qui l’aime, en paroles et en actespour laquelle en dehors de tout intérêt matériel et financier, indispensable de venir ici témoigner.

Je l’aime plus d’ailleurs en parolesqu’en actes. Je l’aimePas de façon parfaite, pas sans colère, pas sans imperfection, pas sans me tromper sur ma conduite à son égard, ou à l’égard de son fils, pas sans violence verbaleMais jamais sans ignorer qu’elle était sa souffrancecelle qu’elle portait le plus secrètement possible notamment vis-à-vis de tout son entourageTémoigner au regard de sa propre vie et des vies de ceux qui l’ont accompagné, de plus ou moins prêt. Et d’ailleurs, pas toujours de façon aussi désintéressée qu’ils pouvaient le prétendre.
Vous ne retrouverez dans mon récit, aucun Nom, ni Prénom pouvant évoquer de près ou de loin cette histoireRespecter l’immense pudeur de la personne concernée et je vous l’avoue humblement, d’une part reconnaître mes tors à son égard.
A tel point que jamais, elle n’a trouvé en elle la force de se libérer de cette souffrance. Cette histoire est une histoire vraie.
Mais à ma bouche, au nom de mon amour pour 
ELLE, mon épouse majuscule, s’impose le silence. La pudeur enfin en moi installée.

 

« Maternilla » est devenuema sorcière douce, pas rouge. Pas sorcière où les amateurs de films gore l’entendent !!
 

Ma sorcière que je voudrais bien mieux aimer, que je ne le fais.
Non, une sorcière au sens de la maîtrise de certains éléments de la nature.

 

PAR EXEMPLE - LE SOIN AUX PLANTES.

 

Et ce n’est qu’un exemple. Le don aux autres dans le plus total désintéressement. Une sorcière pacifiste.
Une sorcière aimant les enfants, les touts petits, les un peu plus grands. Patiente et sachant parler aux adolescents en déroute.
Une sorcière aimante, patiente, face à un homme bien difficile à vivre, bien insupportable à aimer. Une sorcière, agissante dans le silence, une sorcière presqu’invisible.
Une sorcière au sens plein et entier du terme. Celle qui a refusé de combattre, certains membres de sa famille, bien qu’étant en toute légalité en droit de le faire, sans avoir à en rougir. Bien au contraire.
Comment n’aurais-je pas pu aimer telle sorcière, moi qui ai vécu la même situation ?
Non, n’allez pas penser que je ramène mon histoire à la hauteur de la sienneJ’essaye simplement de m’imaginer sa souffranceses difficultés.
Une des plus belle leçon, que m’a accordé généreusement la vie, c’est de ne jamais commencer une nouvelle portion de la route en accusant celles ou ceux qui m’ont jeté à terre, me faisant sortir du chemin de leurs vies respectives.
C’est ainsi que l’on grandit, et que l’on reprend son parcours. D’abord s’interroger sur ses propres responsabilités.
Si je tombec’est d’abord à moi, que je dois m’en prendre. Car c’est moi qui n’ai pas su résister aux coups que j’ai reçusou qui ai trébuché sur une scorie de ma propre pierreCelle que j’ai commencé à tailler, il y a trèstrès longtemps.
Au début de ce chapitre, je vous ai dit : « je vous dirai tout de ce qu’a été la vie de « Maternilla », ma sorcière douce, pas rouge ».

J’ai changé d’avis. Non par lâcheté, mais parce que depuis le début de l’écriture de cette histoire, ma vie a pris d’autres sentiers, et j’ai fait d’autres rencontres. Des événements ont bousculés ma vie.
« Maternilla » a eu une adolescence pas si facile qu’elle veut bien le dire. Je ne crois pas utile, ni pour moi, ni pour elle de vous en dire davantage. Sachez simplement que mon amour pour elle n’aurait pu éclore, grandirs’épanouir si je n’avais éprouvé de l’admiration pour elle.
Cette admiration naissant dans la nature même de son existence et du courage qu’elle a manifesté vis à vis des circonstances de sa propre vie.
Il faut je crois une immense force d’âme, pour se taire et fermer la porte de ses souvenirs sur de telles souffrances, et pour ne pas hurler sur les auteurs ou témoins de tels agissements.

 

« Maternilla » a cette force d’âme.
 

Je ne crois pas que j’en aurai moi-même été capableJe ne crois absolument en être capable un jour.
Par pudeur, et par respect à la fois pour elle et pour celle qui a accepté ave tant d’amour, tant de douceur de faire la route qui lui reste à mes côtés, je ne saurai entrer avec plus de détails dans cette partie de l’histoire.
Jamais je ne vous livrerai les mots que ma sorcière douce, pas rouge a pu me donner, jusqu’à ce jour de fin juillet de l’année deux mille quinze.
Je travaille, encore et encore pour qu’il y en ait plein, encore et encore et toujours. La raison pourtant impose à mon cœur d’être tel un inviolable tombeau.
Je me bats encore et encore et toujours contre mon pire ennemi et cet ennemic’est moi. Il est là, je le sens, je le toise, je m’en défends souvent d’être celui làCette espèce de vantard, d’imposteur. Ce mec intéressé et qui ne songe qu’à sa petite personne.
Qu’est-ce que cela doit être difficile, une véritable mission impossible d’être l’Epouse majuscule, d’un âne, tout minusculemais infernal paradoxe, un âne tout gonflé, tout boursouflé de lui-même.
Par amour et reconnaissance pour 
ELLE, mon épouse majuscule, celle à qui je dois d’avoir réussi tout a la fois à rassembler l’ensemble de mes écrits et la force de renoncer à les faire publierUne sorte de pré-testament.
Oui 
ELLE est mon épouse majuscule, je ne sais pas comment le lui dire en paroles. L’oralité me fait défaut, quand il s’agit de dire des choses tendres, quand il s’agit de dire des mots d’Amour, les mots vrais me font défauts.
Mon épouse douce et volontaire, ma terre mère, mon refuge au moment des pires tempêtes, ma barque silencieuse pour ma dernière traversée sur la mer accoisée.
« Maternilla » silencieuse sur ses propres blessures morales et physiques. Face à moi qui passe actuellement le plus clair de mon temps à gémir, et à geindre sur ma petite personne. 

« Maternilla » qui me nomme du doux qualificatif de : « Mon gros-chat ».
Elle le fait sans le dire  Pour ce qui me concerne, je le dis sans le faire.
Elle pose les actes tous les jours qui passentje le vois et c’est du réeldu véritable, du concret, du puissant, du fort, du solide. Elle sème autour d’
ELLE, le don de soi, et j’ai l’immense chance de faire partie des bénéficiaires.
 

Mon épouse ne dispense que le bien autour d’ELLE parce qu’elle est le bien en elle-mêmeParce que le bien et toutes les vertus qui le servent sont en ELLE.
Jamais même entre guillemets vous ne lirez ici, le moindre récits écrit de sa mainPourtant ses mots doux écrits à la hâte sur des petits bouts de papier que je trouve cachés sous mon oreiller en rentrant de mes réunions d’apprentis pseudo-philosophes, ces mots d’amour je les ai tous gardés. Ici, dans notre île adoptiveoù je m’efforce en regardant la mer de ne plus tourner mes regards en arrièreC’est chose encore bien difficile pour moi.
Tout ce que je viens de vous raconter, existe. C’est mon quotidienl’exigence du chemin qu’elle trace devant moi, pour moi, avec moi.
C’est ainsi. C’est sa manière à elle de me dire avec plus d’actes que de grandes déclarations de continuer, ma route vaille que vaille, à ses côtés. Je suis toujours là. Vieillissant, mais c’est la plus importante des preuves que je puisse vous donner de son existence.
Sa sublimissime manière qui n’appartiens qu’à 
ELLE de m’aimer et de me le prouver.

 

Ensemble, tous les deux « Maternilla » mon épouse voilà ce que nous avons en commun, le cri là, qui précède vient du plus profond de mon vieux cœur rapiécé.

 

 

©Rémy Ducassé dit Erdé, le Jeudi 21 Septembre 2017.

 

ELLE EST LE PONT QUI ME PERMETTRA D'ALLER PAS À PAS VERS L'AUTRE RIVE...

ELLE EST LE PONT QUI ME PERMETTRA D'ALLER PAS À PAS VERS L'AUTRE RIVE...

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Publié le par Erdé plume libre. Presque Naïf
.....MON ARDENTE.....
.....MON ARDENTE.....
.....MON ARDENTE.....

.....MON ARDENTE.....

                                      ....LES CITADELLES ARDENTES DE MOÙN PAÏS...                                      ....LES CITADELLES ARDENTES DE MOÙN PAÏS...                                      ....LES CITADELLES ARDENTES DE MOÙN PAÏS...

....LES CITADELLES ARDENTES DE MOÙN PAÏS...

MON ARDENTE, MA CITADELLE, MON RÊVE INESPERE…

Partis tous les deux,
Pour un nouvel univers,
Nous ne tremblerons plus jamais,
Face à ce monde d’iniquité.

Cela je te l’assure…

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

Je t’ai pris par la main,
Et parce que c’était toi,
Bien sûr je n’ai pas hésité,
Une seule seconde à t’emmener.

Où, tu voulais…

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

Nous nous sommes reconnus,
Comme deux êtres venant,
Inquiets, d’une autre planète,
Si différente, qu’il n’en existe qu’une.

Si nous y revenions…

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

Je chante aujourd’hui, oui,
Je déclame tout haut ton prénom,
Ce soleil qui irradie toute ma vie,
Mon amante, lumineuse et merveilleuse.

Cela me réchauffe…

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

Parfois, devant toi,
Je ne suis qu’un enfant,
A d’autres instants,
C’est à toi de jouer à ce jeu là.

A d’autres jeux, veux-tu jouer…?

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

Pour toi, je traverserai les flammes,
Celles dévorantes du désespoir,
Ou celles consumantes de la jalousie,
Oh ! Toi mon amante ardente.

Mais ne crains rien, je ne suis pas brûlé…

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

Aux plus lointains de nos vies,
Restent nos tendres sourires,
Même s’ils sont ridés,
Et s’ouvrent sur nos bouches édentées.

Nous vieillirons bien ou mal, mais ensembles…

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

Face le ciel et tous ceux qui nous y ont précédés,
Qu’il y ait peu m’importe,
Au-delà du dernier souffle,
Un enfer ou un paradis.

On dit que les anges ne s’embrassent plus…

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

L’essentiel étant, c’est mon seul rêve,
Que nous y soyons réunis,
Pour le reste nous nous accommoderons,
De ce qui fait la vie éternelle.

De te contempler, j’apprendrai à me contenter…

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

De toi, née du hasard,
Je retiens comme un don,
Toute la douceur,
Qui naturelle émane de ton cœur.

Tellement que je me sens enveloppé…

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

Pour te garder, 
Tu le vois bien,
A tout je suis prêt,
C’est ton Amour, qui me commande.

Ce ne sont pourtant pas des ordres…

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré.

Voilà, ce qui précède,
Ne sont là, posés pour toi,
Que vers de mirliton,
En attendant que vienne enfin,
Le temps de nos épousailles.

Madame P…Voulez vous devenir Madame D…?

Oh ! Mon ardente, ma citadelle,
Oh ! Mon rêve inespéré,
Oh ! Mon rêve inespéré,
Oh ! Ma citadelle ardente…

© Rémy Ducassé dit Erdé, le 23 juillet 2012.

....MADAME P. VOULEZ-VOUS DEVENIR MADAME D. ?........MADAME P. VOULEZ-VOUS DEVENIR MADAME D. ?....

....MADAME P. VOULEZ-VOUS DEVENIR MADAME D. ?....

Le phénix tel que nous le connaissons habituellement vient des légendes grecques. Dans la mythologie grecque, un phénix était un oiseau qui pouvait vivre très longtemps, mais aussi se régénérer ou renaître des cendres de son prédécesseur. Certaines sources disent que le phénix meurt tout simplement pour se décomposer avant de renaître, mais d’autres affirment qu’il brûlerait et mourrait enveloppé de flammes. On croyait que l’oiseau légendaire pourrait vivre plus de 1000 ans à chaque vie.

Le phénix tel que nous le connaissons habituellement vient des légendes grecques. Dans la mythologie grecque, un phénix était un oiseau qui pouvait vivre très longtemps, mais aussi se régénérer ou renaître des cendres de son prédécesseur. Certaines sources disent que le phénix meurt tout simplement pour se décomposer avant de renaître, mais d’autres affirment qu’il brûlerait et mourrait enveloppé de flammes. On croyait que l’oiseau légendaire pourrait vivre plus de 1000 ans à chaque vie.

A LAURENT B... avec toute mon affection "respectafraternelle".

 

PHENIX, NOUS RENAISSONS SANS CESSE,
DES CENDRES CHAUDES DES BRASIERS…

 

Il est des jours sans ombre
Où la
Lumière fait bondir
Le cœur des hommes
Loin en avant sur les chemins.

 

Il est des jours de brume
Où l’épaisseur des malheurs
Recouvre de ses poussières
Nos champs tristes et abandonnés. 

 

Nous sommes là, rassemblés
Serrés l’un contre l’autre
Au fond de la grotte, au cœur
L’
Espérance chevillée et ardente. 

 

Il est des nuits sans Lune
L’intempestive violence des vents
L’ayant sans apparente raison 
Vilipendée, chassée, répudiée.

 

Malgré les dures chutes innombrables
Sans cesse, toutes
voiles déployées
Au delà des tentations inutiles sur soi
D’un regard porté trop compatissant
Se pencher en arrière, fausses vertus
Mauvaises,
stupides diaboliques sorcières
Depuis le premier jour, aube naissante
Une main ouverte tendue vers l’autre
L’autre au-dessus des yeux, en visière
Nous avons sans répit, abandonnant
Chagrins, misères, pèlerins courageux
Infatigables, déterminés et valeureux
Repris, réunis, l’unique tortueuse route
Qui constamment nous ramènera, là
Redevenus
« Guerriers de Lumière »
A la puissante, inexorable Clarté. 

 

© Copyright Rémy Ducassé dit Erdé, le Jeudi 7 Mai 2015.

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Publié le par Rémy Ducassé dit Erde
...........ENFANTS SOLDATS ET ENFANTS MENDIANTS..........
...........ENFANTS SOLDATS ET ENFANTS MENDIANTS..........
...........ENFANTS SOLDATS ET ENFANTS MENDIANTS..........

...........ENFANTS SOLDATS ET ENFANTS MENDIANTS..........

POÈME DE LA DÉSESPÉRANCE

LUCIDE

Images après images

 

Je les vois,

Tous les jours

Ils marchent avec moi.

Je les vois,

Porter leurs lourdes croix

Ils ne pleurent pas.

Je les vois,

Seulement implorent

Un morceau de pain.

Je les vois,

Porter leurs lourdes armes

Ils sont enfants soldats.

Je les vois,

Toutes les nuits

Cela me hante.

Je les vois,

Défiler au plafond

Au-dessus de mon lit.

Je les vois,

Dans ces danses macabres

C’est aussi leur quotidien.

Je les vois,

J’me dis je n’y peux rien

Réflexion faite je ne fais rien.

Je les vois,

J’ai de la colère, là

Tout au fond de moi.

Je les vois,

Plein de désespérance

Au fond de leurs yeux.

Je les vois,

Face à eux

Ces pauvres indifférents.

Je les vois,

Perdus prisonniers

De leurs dérisoires préoccupations.

Je les vois,

Il y a aussi ces violents

Ventres et verbes arrondi, dominants.

Je les vois,

Enfermés dans leurs hautes

Tours de verre et d’ivoire.

Je les vois,

Je ne peux qu’écrire, suis faux naïf

Ça ne changera pas le monde.

Je les vois,

Finissant dans le feu

Les utopistes comme les raisonnables.

 

Je les vois, je les vois, je les vois, oui je les vois…

 

©Rémy Ducassé dit Erdé. 

Bastia le Mardi 12 Novembre 2019.

.......LE SYSTÈME ECONOMIQUE QUI NE DÉRANGE PAS GRAND MONDE......

.......LE SYSTÈME ECONOMIQUE QUI NE DÉRANGE PAS GRAND MONDE......

......GRACCHUS BABEUF......ET LE FASCIME ARRIVE TOUJOURS APRÈS LE CAPITALISME......
......GRACCHUS BABEUF......ET LE FASCIME ARRIVE TOUJOURS APRÈS LE CAPITALISME......

......GRACCHUS BABEUF......ET LE FASCIME ARRIVE TOUJOURS APRÈS LE CAPITALISME......

LES TIRAILLEURS AFRICAINS  LE PREMIER RÉGIMENT DE TIRAILLEURS AFRICAINS A ÉTÉ FORMÉ EN 1857 AU SÉNÉGAL. NOMMÉS COURAMMENT « TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS », LES SOLDATS DE CE CORPS MILITAIRE SONT RECRUTÉS PAR LA SUITE PLUS LARGEMENT AU SEIN DE L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS.

LES TIRAILLEURS AFRICAINS LE PREMIER RÉGIMENT DE TIRAILLEURS AFRICAINS A ÉTÉ FORMÉ EN 1857 AU SÉNÉGAL. NOMMÉS COURAMMENT « TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS », LES SOLDATS DE CE CORPS MILITAIRE SONT RECRUTÉS PAR LA SUITE PLUS LARGEMENT AU SEIN DE L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS.

Ce qui suit est aussi un chant de la

désespérance

 

Ce que nous avons fait, nous puissances de

l'hémisphère nord, les pillages, les massacres, le

prosélytisme religieux outrancier, en Afrique, en

Orient, et en Asie au début de l'ère industrielle, et

durant un siècle après et, encore aujourd'hui nous

allons devoir le payer.

Je sais que beaucoup n'entendent pas ce discours

là.

Beaucoup pensent, je n'y suis pour rien, je n'ai rien

fait. 

Beaucoup se disent : "Après nous le déluge"...

Mais le déluge sera de feu, de sang et de larmes.

Rien ne pourra l'arrêter. 

Je mourrai moi aussi dans ce déluge. 

Moi aussi j'ai usé et abusé des richesses que nous

avons puisé dans des terres lointaines. 

Moi aussi j'en use et j'en abuse, encore. 

Rémy Ducassé dit Erdé, le Mardi 12 Novembre

2019.

.....IMAGES APRÈS IMAGES.....
.......L'AFRIQUE DES COLONIES.......

.......L'AFRIQUE DES COLONIES.......

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Publié le par Rémy Ducassé dit Erde
...BALLON DE RUGBY...

...BALLON DE RUGBY...

Il y a déjà quelques temps que je tenais à partager avec vous ce beau texte de mon p'tit frère poète rappeur-musicien-pâtissier-rugbyman Guillaume GRAMMONT.
Pour ceux et celles qui me suivent, il ne leur est pas inconnu. 

Ne vous fiez pas à l'apparente simplicité de ce texte. Lisez-le attentivement, plusieurs fois si nécessaire, entre les lignes, il y a bien plus que les règles d'un sport.

Sans l'avoir jamais rencontré, ni vu de ma vie, je l'aime beaucoup à travers tous ses textes. J'y vois l'immense sensibilité que son coeur dissimule comme un magnifique trésor. 

Vive la Vie et Vive Guillaume et Guillaume. 

Rémy Ducassé dit Erdé, le Samedi 9 Novembre 2019.

...LE DROP - LE STADE TOULOUSAIN - LA TOUCHE - LA PASSE......LE DROP - LE STADE TOULOUSAIN - LA TOUCHE - LA PASSE......LE DROP - LE STADE TOULOUSAIN - LA TOUCHE - LA PASSE...
...LE DROP - LE STADE TOULOUSAIN - LA TOUCHE - LA PASSE...

...LE DROP - LE STADE TOULOUSAIN - LA TOUCHE - LA PASSE...

❖❖LE QUINZE❖❖

 

 

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 

 

Le compte est bonon peut co-mmencer

Ce soir tu n'es pas seul, tu as quatorze co-équipiers,le groupe doit co-exister

L'arbitre est le seul à co-mmander

 

Ce jeu commence par les fonda-mentaux, c'est fonda-mental, comme boire de l'eau.

Force et honneur pour la mêlée, c'est une affaire de gros

 Adresse pour la touche et le renvoi c'est une affaire de grand.

 

La notion de combat, la solida-rité sont l'essence de ce jeu ne pas confondre avec bruta-lité

Ça c'est péna-lité.

Le moteur est de flirter avec les limites de sa capa-cité.

 

L'esprit de sa-crifice, la première et deuxième ligne pleine de ci-catrices.

C'est la poutre de l'équipe qui maintien en place la mai-son,

Le coeur et les couilles à l'ouvrage ça vient de Tou-lon.

 

Au rugby tu es à l'école de la vie, le grand a besoin du petit et le petit a besoin du grand,

Tous ont besoin d'intelligence de savoir vivre et de cran. (Bis)

 

 

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 

 

Le compte est bon, on peut con-tinuer

 Ce soir tu n'es pas seul, tu as quatorze gars con-firmé, le groupe doit se conso-lider

 L'arbitre est le seul à con-damner.

 

Ce jeu continu avec pré-cision, y'a pas de place à la pré-tention mais plutôt à la prépa-ration

Des années d'entrainement pour être prêt, très peu finiront pro.

 

C'est la charnière qui s'occupe de la maîtrise, de l'analyse et de l'emprise sur le jeu avec pré-diction

 C'est toujours mieux.

C'est une affaire de ta-lent d'excellent d'étin-celant.

 

Les trois quarts récoltent les fruits de la con-quête,c'est la cue-illette

C'est les fenêtres de l'équipe qui aèrent la mai-son,

Le coeur et les jambes à l'ouvrage ça vient de Tou-lon.

 

Au rugby tu es à l'école de la vie, le grand a besoin du petit et le petit a besoin du grand,

Tous ont besoin d'intelligence de savoir vivre et de cran. (Bis)

 

 

©Tous droits réservés par Guillaume GRAMMONT, auteur.

Le 28 Novembre 2014.

 

 

 

...Jean-Pierre RIVES dit Casque d'Or...

...Jean-Pierre RIVES dit Casque d'Or...

DANS UNE ÉQUIPE DE RUGBY, IL N'Y A PAS DE PASSAGERS, IL N'Y A QU'UN ÉQUIPAGE. Pierre VILLEPREUX.

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Publié le par Rémy Ducassé dit Erde
LA SUBLIME MATERNITÉ

LA SUBLIME MATERNITÉ

L’ATTENTE N’EST JAMAIS

 

VAINE…

 

 

L’attente, sereine, tranquille

D’une mère

L’Enfant au chaud de ses entrailles ;

Cette attente spéciale, secrète

D’une épouse abeille, travailleuse

Lorsqu’elle guette

Le retour vers le continent 

Du père parti en mer ;

L’attente d’un Berger

Qui guette les sonnailles

De son troupeau en transhumance ;

La fébrile attente d’un Musicien 

Dans sa loge, concentré

Avant l’entrée en scène ;

L’angoisse du malade

Couché sur son lit de douleur

Attente infinie, maman à son chevet

Espérance de sa guérison ;

Hier j’ai marché

Vers eux, vers vous, vers TOI

Longtemps j’ai marché si longtemps

Aujourd’hui enfin j’ai la réponse à ma quête.

 

 

Je ne connais que quêtes légitimes, 

 

Il existe une quête à tout âge.

 

 

L’attente silencieuse

Même au milieu des vacarmes ;

L’attente bienheureuse

Même avec autour tant de violence ;

L’attente bleue

Même au milieu de la noirceur des nuages ;

L’attente chaude

Même au milieu d’immensités glacées ;

L’attente fraîche 

Même sous un Soleil ardent ;

La ramure d’un arbre toujours

Pour nous réfugier ;

L’attente palette du peintre

Sur le trajet ce matin

Avec son arc en ciel plongeant

Au plus profond des Eaux sombres.

 

 

 

 

LE CHIEN DE BERGER

LE CHIEN DE BERGER

Je ne connais qu’attentes légitimes, 

 

Il existe des attentes à tout âge.

 

 

La vie est là en tout lieu,

La vie est là en toute chose,

La vie est là dans ce que je trouve de beau,

La vie est là aussi

Dans ce que je trouve de laid ;

La vie est là dans ces lieux magiques

Tous les lieux magiques de cette île,

Mon île, ah !!! Mon île.

 

 

L’attente n’y sera jamais vaine,

Dans l’île, vous êtes une île 

, dans mon île

L’attente ne sera jamais vaine

 

 

© Rémy Ducassé dit Erdé, le 2 Décembre 2008 – Revu et corrigé le 31 Mars 2012.

LA CORSE ET SES REGIONS - LA CORSE SOUS LA NEIGELA CORSE ET SES REGIONS - LA CORSE SOUS LA NEIGE

LA CORSE ET SES REGIONS - LA CORSE SOUS LA NEIGE

LA BAIE DE CALVI - OCJI - LES ÎLES SANGUINAIRES - LA CORSE VUE DU CIELLA BAIE DE CALVI - OCJI - LES ÎLES SANGUINAIRES - LA CORSE VUE DU CIEL
LA BAIE DE CALVI - OCJI - LES ÎLES SANGUINAIRES - LA CORSE VUE DU CIELLA BAIE DE CALVI - OCJI - LES ÎLES SANGUINAIRES - LA CORSE VUE DU CIEL

LA BAIE DE CALVI - OCJI - LES ÎLES SANGUINAIRES - LA CORSE VUE DU CIEL

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Publié le par Rémy Ducassé dit Erde

Les poèmes 

 

Le temps qui passe

 

Espérance retenue

 

La fenêtre

 

Non-violent vaut toujours mieux aux yeux d'une mère que guerrier armé

 

Tout justes poètes

 

Je marche

 

Sont de Rémy Ducassé dit Erdé.

L'ENVOL OU LE TUTOIEMENT A LA LUNE

L'ENVOL OU LE TUTOIEMENT A LA LUNE

☀︎L’ENVOL D’UNE PENSÉE QUI LENTEMENT M’ENTRAÎNE VERS VOUS☀︎

 

Un ami m’a dit récemment :

« Les mots ne sont que des mots s’ils ne sont accompagnés d’un doigt d’esprit et d’un soupçon d’amour ».

Je l’ai approuvé.

Les mots qui suivent sont un assemblage que j’ai essayé de faire à partir de textes écrits entre Septembre 1998 et Novembre 2012.

Je ne sais pas si le doigt d’esprit y sera à vos yeux et à vos oreillesmais je pense qu’ils contiennent ce soupçon d’Amour évoqué par mon ami.Sans pour autant en être absolument sûr, ce n’est pas coquetterie de fausse modestie de ma part, que je dis cela. Ce sera à vous d’en juger.

 

Petit préambule nécessaire que j’emprunte au grand Victor HUGO.

 

« Jeune gens, prenez garde aux choses que vous dites !

 

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites !

Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes.

Tout, la haine et le deuil ! – Et ne m’objectez pas

Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas…

          Écoutez bien ceci :

Tête à tête, en pantoufle,

Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,

Vous dites à l’oreille au plus mystérieux

De vos amis de cœur, ou, si vous l’aimez mieux,

Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,

Dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre,

Un mot désagréable à quelque individu ;

Ce mot que vous croyez que l’on n’a pas entendu,

Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,

Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre !

Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.

Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,

De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;

  • Au besoin, il prendrait des ailes, comme l’aigle,
  • Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera.

Il suit le quai, franchit la place, et cætera,

Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,

Et va, tout à travers un dédale de rues,

Droit chez l’individu dont vous avez parlé.

Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé,

Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe,

Entre, arrive, et railleur, regardant l’homme en face,

Dit : - Me voilà ! Je sors de la bouche d’un tel.

Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel ».

 

Cette nécessité, que j’ai intégrée au titre de mon petit préambule, s’est imposée à mon esprit très naturellement  mais en toute bonne foi, je me dois d’apporter un bémol aux propos du grand maître HUGO. Ce conseil qu’il donne aux Jeunes gens, il me convient, à moi de ne point le catégoriser en tranche d’âge. Et je commencerai par me l’appliquer à moi-même.

 

A suivre.../

                                                                    LE TEMPS QUI PASSE                                                                    LE TEMPS QUI PASSE                                                                    LE TEMPS QUI PASSE

LE TEMPS QUI PASSE

/...Suite 

 

L’ENVOL D’UNE PENSEE PAPILLON QUI LENTEMENT M’ENTRAINE VERS VOUS

.∙.  .∙.  .∙.

LE TEMPS QUI PASSE…

 

Plus le temps passe,  

Entre ce que je veux, 

Et ce que j’espère,

Que :

La distance, et même la frontière,

Entre les deux,

S’éloigne, infranchissable…

Est-ce là le sens de toute vie ? »…/

.∙.  . ∙. .∙.

Il y a si longtempsque je n’ai écrit ici. Faut-il qu’il y ait tant d’images de sang et de morts, de souffrances et de désespérance dans toutes ces boîtes lumineuses, pour donner cette vision si lourde, et tellement affreuse de l’Humanité à nos enfants.

Leur vie et leur perception de ce monde en serait-elle changée si nous montrions d’autres images que celles-là à ces êtres en devenir ? Souvent je m’interroge. Vacillante entre cœur et raison, mon opinion chancellemenaçant de me jeter définitivement au bas du fil tendu entre l’arbre de ma naissance et celui de ma mort

Je vous proposerais bien une éventuelle envolée papillon, si elle me semblait possible. Remplacer ces images cruelles par des mots délicats choisis avec soin, mesurés, réfléchis.

Puis les mots par les sons. Ensuite, les sons par la musique. Enfin la musique par l’imaginaire utopie…/

.∙.  .∙.  .∙.

ESPERANCE RETENUE…

 

Comme un dernier souffle

S’exhale au bord de votre bouche,

A l’approche du dernier voyage,

Au quai de votre dernier port, 

Alors que vous pensez :

Je ne crois plus en rien

Ni à Dieu, encore moins à diable,

Apprenez sans peur en douceur,

A vous asseoir au bord de votre cœur,

A plonger avec délices et bonheur,

Dans les profondeurs sombres, insondables,

Captivantes, effrayantes, troublantes,

Parfois même magiques,

De votre imaginaire.

Si la vie ne vous sourit pas,

Rien, ni personne,

Ne peux-vous empêcher 

D’y mettre du rêve » …/

.∙.  .∙.  .∙.

Je suis là, aujourd’hui, tout à la fois, solitaire et remplis de toutes ces vies. Assis sur mon canapé, mains posées paumes ouvertes tournées vers le haut

 

A suivre.../

LA FENÊTRELA FENÊTRE

LA FENÊTRE

/...Suite

 

LA FENÊTRE…

 

Tu es là, assis dans la pénombre

Volets, fenêtres et portes closes

Tu n’entends plus les voix autour de Toi

Tu n’entends presque plus ton cœur 

Qui bat…et tu perds ton espoir…/ »

.∙.  .∙.  .∙.

Les brumes basses mêlées aux ombres matinales. Le glas des églises que l’on perçoit au-delà des canonnades. L’odeur de la poudre qui précède le parfum des fleurs au printemps. Le rouge du sang qui ensemence les fragiles coquelicots. Les cavalcades des chevaux caparaçonnés au milieu des arènesfoulant sous leurs sabots le sable rougit

Tel un Don Quichotte entre deux batailles, face à ses moulins à vents,trop de moulins à vents, plus assez de meuniers, et presque plus de grains à moudre, je suis là et je me morfonds. La lutte infinie,incessanteperpétuelle de l’homme rarement pour son avancée, plus souvent pour sa survie. Le lever du soleil règle chaque jour immuable,celui des femmes sur toutes terres.

Le mouvement éternel des mers et des océans. Le flux et le reflux des eaux matricielles.

Une bouche aux lèvres sanguines bien ourlées s’ouvrent dans un éclat de rire, à la moindre des occasions sur la nacre perlée de ses dents.

Pour un pont, pour l’illusion d’une minute furtive de gloire, à travers le feu de bien des batailles, nous ne pourrons plus jamais, ni dire, ni compter le nombre d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards qui ont sombré sans jamais seulement approcher de la Lumière de la vérité.

 

A suivre.../

GANDHI - LE NOEUX AU REVOLVER - MARTIN LUTHER KINGGANDHI - LE NOEUX AU REVOLVER - MARTIN LUTHER KINGGANDHI - LE NOEUX AU REVOLVER - MARTIN LUTHER KING

GANDHI - LE NOEUX AU REVOLVER - MARTIN LUTHER KING

/...Suite

 

Non-violent pacifiste vaut toujours mieux aux yeux d’une mère, que guerrier armé…

 

Il en est ainsi aussi dans la publicité

Belle jeunesse abandonnée, ils vous disent

« Devenez vous-même…/

/…Devenez vous-même »

Si de vos jeunes années, par nécessité

Plus que par hasard, vous ne sauriez

Quoi faire, « Devenez vous-même et rejoignez l’armée ».

N’écoutez pas ces chants là 

Chants de sirènes, martelés

Au rythme des pas saccadés

Dans tant de conflits :

Tchad – Kosovo – Liban,

Afghanistan – Tchétchénie – Bosnie,

Somalie – Côte d’Ivoire.

Dans cette liste si longue

Tant d’entre vous

Ont laissé leur vie,

Le cœur de vos mères

En fût à chaque fois,

Définitivement saigné à blanc…/

.∙.  .∙.  .∙.

Tombés avant même d’avoir atteints paisibles l’autre rive, l’autre cime de l’arbre. Avant même d’avoir pu traverser tranquilles le pont, ils ont sombré dans les profondeurs insondables de l’oubli. Croyants ainsi dans un éclair de lucidité, hélas de n’avoir été d’aucune utilité pour quiconque.

Pourtant chaque être apparu un jour sur cette terre a eu me semble-t-il une infime utilité. Telle la pierre, s’apportant de lui-même à la construction de cet illustre édifice. Sans en connaître tant et tant que pas un instant de ma vie ne me suffirait à en compter le nombre, je sais qu’ils ont tous contribué à la construction de l’HumanitéQu’ils le sachent ou non, peu nous importe.

 

Et si nous revenions à la fenêtre.

.∙.  .∙.  .∙.

…/Tu ne le sais pas encore

Je suis une petite fenêtre

Entrebâillée ou bien grand’ ouverte,

Pour Toi…/

Sur la lumière de la vie

Allez, dépasse tes craintes

Pousse l’huis, et regarde 

Dans cette lumière hivernale

Façade ensoleillée, ciel noir

Là, ce n’est pas moi

Que tu aperçois, miraculeuse surprise

Dans cette lumière, petite fenêtre

Ouverte de la vie…/

C’est crois-moi…celui que tu entraperçois

Blotti, tapis, te pensant à l’abri

Assis dans la pénombre

C’est Toi que tu vois là…dehors. Toi, un nouveau Toi.

 

A suivre.../

 

/...Suite

C’est là aujourd’hui, la seule raison, la seule force de ma raison de croire en l’Espérance. Qu’ils soient ou pas à la recherche de gloire,inconnus, transparents ou montés après leur mort sur des chevaux de pierreillusoire piédestal, je crois en leur utilité.

Dans tous leurs défauts, dans leurs infinies qualités, dans leurs œuvres passées à la postérité ou dans leurs modestes tâches oubliées, ils m’aident chacun à leurs manières à avancer sur les sentiers escarpés de la vie.

S’ils sont voleurs, assassins, détrousseurs de grands cheminsmanants ou gueuxils me disent à travers le temps et leurs mauvaises actions que la vie à travers sa sœur la mort n’épargne à quiconque le retour à la cendre, à la poussière de la route.

 

Non-violent pacifiste vaut toujours mieux aux yeux d’une mère, que guerrier armé…

 

.∙.  .∙.  .∙.

…/La paix c’est les blés, et,

Les rires au milieu des blés ;

La guerre ce sont les larmes

Celles des soldats, et le désespoir 

Aux cœurs saignants de leurs pères, et

Aux fonds des yeux de leurs mères.

La guerre c’est les blés,

Transformés en champs de croix…/

.∙.  .∙.  .∙.

S’ils sont puissants, riches, nés sous une belle étoile, ils me disent la même chose. Pour eux, c’est la même vérité que pour les premiers. Ils n’emportent à la fin du voyage aucun bien, ni or, ni terres noblement ou indignement amassés.

Ainsi que l’on soit puissantfortuné manant, misérable, le résultat est le même de l’autre côté du pont, quel que soit de surcroît la durée de la traversée…/

.∙.  .∙.  .∙.

« Ce que vous faites de bon pour vous disparaît avec vous – Ce que vous faites de bon pour les autres reste posé à jamais – pour l’éternité…/

Devenez vous-même – plutôt des guerriers de la Lumière ».

 

A suivre.../

UNE VIE SANS POÉSIE EST UNE VIE SANS VIE

UNE VIE SANS POÉSIE EST UNE VIE SANS VIE

/...Suite

 

TOUT JUSTE POETES…

 

Une poétesse, et 

Deux poètes, 

Sœur et Frères ou bien amis(es),

D’elle je ne sais sa foi, les deux autres,

Un croyant et un athée,

Devisaient tous trois,

Paisibles en marchant,

Se racontant des histoires,

Empreintes de leurs vies,

Ou de celles qui les avaient précédés.

Ni Rimbaud, ni Verlaine,

Pas non plus Apollinaire

Tout juste, et encore…Poètes, militants.

 

Mais

N’y aurait-il pas là

Quelque pléonasme ?

Ou plutôt,

Quelque évidence ?

Peut-être même quelque nécessité ?

Car les jeux de l’Esprit

A travers l’usage seul des mots

A quoi à l’Humain pourrait-il servir

S’il n’y avait les actes derrière.

Dans le temps et l’espace,

En rime ou en vers libres

L’un envers l’autre, 

Fidèles et tolérants…

En un temps, un même lieu,

Nous voici tous trois,

Même devise, même mission,

L’un envers l’autre,

Exigeant, transcendants

Toutes nos différences…/

Un seul but : Vers le haut…

A travers l’amour des mots,

Sans concession une règle

Les uns envers les autres

Un même idéal…/

Quand sur la route,

Vous peinez, je piétine

Et trépignons impuissants

Sans faire à la place.../

 

A suivre.../

LE POÈTE EGYPTIEN AHMED FOUAD NEGM

LE POÈTE EGYPTIEN AHMED FOUAD NEGM

/...Suite

 

Et 

Sans aucun jugement, 

Tu me parles, je t’attends.

Je suis libre, si vous êtes libres

Vous êtes fraternels, si je suis fraternel

Je suis votre égal, si vous vous sentez mes égaux

Je respecte ta croyance en Dieu

Bien que n’en ayant pas

A ce sujet, d’elle, ma sœur

J’accepte de n’en rien savoir,

Là, n’est pas le propos…

Ni Rimbaud, ni Verlaine

Pas non plus Apollinaire,

Seulement, tout juste

Poètes, militants

A travers l’espace 

A travers le temps

De la vie de nos frères et sœurs Humains

L’usage des mots, seulement 

L’écoute attentive et difficile

L’usage puissant des mots…/

Nous sommes là, tout à la fois

Solitaires et remplis de toutes ces vies

Croisées au long de nos routes

Petites lumières soigneusement protégées

Assis côte à côte,

Mains posées à plat

Paumes ouvertes tournées vers le haut

Nos mots fragiles, hésitants

Mots timides, mots ardents,

Tels pâles oiseaux blancs

De nos sphères à vos continents…/

Ni Rimbaud, ni Verlaine

Pas non plus Apollinaire

Tout juste, poètes un peu militants

Nos mots

Capables de passer

Tels courageux passes-murailles,

De nos esprits aventureux et ordinaires,

A vos raisons en équilibres précaires

Avec vos cœurs incrédules…/

 

A suivre.../

PAS DE MARCHE SANS BONNE CANNEPAS DE MARCHE SANS BONNE CANNEPAS DE MARCHE SANS BONNE CANNE

PAS DE MARCHE SANS BONNE CANNE

/...Suite

 

JE MARCHE…

Je marche

Depuis longtemps, je marche

Sans me retourner, je marche

Je n’ai plus le temps de me retourner,

Mes routes sont escarpées et sinueuses

C’est là que l’on fait les plus belles rencontres

Les gens intéressants fréquentent les petits sentiers

Ils portent dans leurs têtes

Plus souvent bien pleines que bien faites

Des millions de rêves, des utopies à profusion

Je marche. Ce sont les fous qui m’intéressent…/

Je marche

Au-dessus de ma tête

Les cieux étoilés, et la Liberté

Je marche

A mes pieds, au bas des falaises

La mer changeante, et la Liberté… /

Je suis un cueilleur d’étoiles

Je marche, je marche, je marche

Qui aime mon chemin

M’emboîte le pas en toute lucidité

Je marche, je marche, je marche

Éternel apprenti,

Je n’ai aucun message à délivrer

Je marche, je marche, je marche, 

Je n’aime que la Liberté, pas les barreaux

Je marche, je marche, je marche

Je marche, sans me retourner.../ »

 

J’ai une fois encore tenté de rassembler pour un éphémère tracé.

© Rémy Ducassé dit Erdé. Bastia le Mercredi 6 Novembre 2019.

 

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